Les partisans de l’immobilisme, ceux qui continuent de faire croire que rester dans l’article 73 peut encore être bénéfique pour la Guyane, s’amusent souvent à véhiculer des contre vérités, voire même des mensonges éhontés. Ceux-ci sont basés sur la peur et l’ignorance, preuve que faute d’arguments de poids et construits, ils jouent sur le sentiment de terreur, empêchant alors tout Guyanais censé et honnête de voir clair.
C’est pourquoi Guyane74.com a interrogé la commission ad’hoc sur un certain nombre de sujets, dont les réponses ont d’ailleurs été données au cours des débats publics qui ont précédé le Congrès du 2 septembre.
Ainsi, l’organisation de la Guyane ne change pas sur les points suivants:
- Les allocations RMI, CAF, ASSEDIC, les retraites et pensions, continueront à être versées.
- Les guyanais auront toujours un passeport français, européen, une carte nationale d’identité française, un permis de conduire français.
- Il y aura toujours la Poste, la Caisse d’Allocations Familiales, les banques, western union, la sécurité sociale, Pôle emploi, les hôpitaux, les centres de santé mais plus équipés et mieux organisés ainsi que les services publics.
- Les salaires ne baisseront pas. Le SMIC sera le même qu’en France. Il y aura toujours des fonctionnaires d’Etat et des fonctionnaires territoriaux.
- On pourra toujours aller et venir entre la Guyane, la France, l’étranger par les compagnies aériennes qui desservent la Guyane.
- L’école publique sera toujours gratuite.
- Les diplômes seront toujours des diplômes français et délivrés dans les mêmes formes et avec les mêmes exigences qu’aujourd’hui.
- Il y aura toujours les Impôts, mais une fiscalité plus juste et des mesures nécessaires pour le développement du pays.
- Il y aura encore un préfet, les gendarmes, l’armée, la police nationale, la police municipale, la police aux frontières, la police de l’eau, la douane, les opérations de lutte contre l’orpaillage clandestin, et de lutte contre le travail clandestin l’Etat continuera à lutter contre l’immigration clandestine…
- Il y aura toujours les tribunaux, des magistrats, des juges, des avocats et les peines de justice seront toujours appliquées. Nous demandons des moyens supplémentaires pour la justice.
- Les codes qui régissent la France et les compétences régaliennes de l’Etat (droit de la famille, civil, pénal, codes des procédures pénales…) ne seront pas touchés. Les dispositions législatives et réglementaires relatives aux compétences qui seront demandées, concerneront les codes (travail, tourisme, rural, environnement, forêt, mines, fiscal et droit des sociétés, de la route, de l’urbanisme, impôts, domanial, éducation, transport, collectivités locales CGCL…) afin de permettre l’adaptation au développement de la Guyane.
- La préfecture continuera à gérer les dossiers de naturalisation pour devenir français, les cartes, les autorisations de séjours et à assurer le contrôle a posteriori des actes des collectivités locales ; de même pour la chambre régionale des comptes.
- Les chambres de commerce, d’agriculture, de l’artisanat, continueront à exister, sauf si l’Etat décide de leur évolution.
- Les consulats des pays étrangers seront toujours présents.
Nous continuerons au fur et à mesure à vous donner d’autres éléments de réponse. Vous êtes sur Guyane74.com, restez-y.







