L’aspiration guyanaise Ă l’autodĂ©termination trouve sa source et son expression première dès les premières annĂ©es de la colonisation en Guyane au XVème et au XVIème siècle.
Ce sont les rĂ©actions violentes des amĂ©rindiens contre les agressions des colons Français et EuropĂ©ens. Peu de documents s’en font l’Ă©cho ; cependant, Ă ses dĂ©buts, l’implantation de la colonie a Ă©tĂ© constamment remise en cause par les attaques et rĂ©voltes des diffĂ©rentes populations amĂ©ridiennes.
En 1644 par exemple, toutes les tribus de la cĂ´te se rĂ©unissent pour repousser les français Ă©tablis dans l’Ă®le de Cayenne. Parmi les chefs dont l’action anticolonialiste a traversĂ© les siècles, il y a CĂ©pĂ©rou, ce sont les rĂ©actions violentes des noirs marrons contre le système esclavagiste au Surinam et en Guyane. En tĂ©moigne l’activitĂ© des bandes de marrons de Guyane et leurs nombreuses attaques contre les plantations. De 1700 Ă 1731, un groupe mixte indiens/noirs sur la montagne Gabrielle Ă Roura avec pour chef ,Gabriel, un amĂ©rindien. De 1742 Ă 1767 sur le haut Kourou avec Augustin et AndrĂ©. De 1796 Ă 1803 sur la ComtĂ© et TonnĂ©grande avec les chefs SimĂ©on et AdĂ´me. De 1808 Ă 1816, le groupe dirigĂ© par Simon.
Le dĂ©sir immense de libertĂ©, la conviction de la lĂ©gitimitĂ© de s’administrer soi-mĂŞme a conduit les esclaves du Surinam Ă mener » la guerre des marrons « . Ils obligèrent l’administration Hollandaise Ă signer avec eux des traitĂ©s de paix reconnaissant leur indĂ©pendance. C’est vers 1776 que les Aloukou traversent le Maroni et se fixent en Guyane.
Leur chef, Boni, visait la libĂ©ration des trois Guyanes. Sa renommĂ©e atteignait l’Oyapock oĂą il projetait de s’installer aussi.
Ce sont les manifestations de rĂ©sistances diverses Ă l’oppression coloniale et esclavagiste sur les plantations ou dans les ateliers coloniaux : Le sabotage, les rĂ©unions secrètes, le soutien aux marrons, les assassinats ou voies de faits, le marron nage, la rĂ©sistance culturelle. Certains captifs s’Ă©vadent et rejoignent mĂŞme les villages Aloukou.
C’est l’aspiration profonde des esclaves Ă l’Ă©mancipation et Ă la libĂ©ration du joug esclavagiste. Leur dĂ©sertion des plantations et des ateliers après l’abolition en 1848 en est une manifestation.
Au cours du XXème siècle, l’aspiration Guyanaise Ă l’autodĂ©termination prend la forme de projets politiques. La revendication est d’abord autonomiste puis indĂ©pendantiste. Des manifestations sont organisĂ©es pour appuyer la revendication.
Après l’illusion de la DĂ©partementalisation de 1946, devant son Ă©chec notamment Ă©conomique, une formation Ă©tudiante, le ComitĂ© guyanais d’Action Sociale et Politique créé le 4 Septembre 1955 revendique » l’autonomie de Gestion « . Il Ă©voquait la notion de » peuple colonisĂ© « ,
Dans les annĂ©es 50, la FĂ©dĂ©ration Socialiste emboĂ®tait le pas Ă son leader Français Guy MOLLET qui fit voter la loi-cadre Defferre qui accordait une large autonomie aux territoires Français d’Afrique. Les Guyanais de la F.S revendiquaient une extension des pouvoirs du Conseil GĂ©nĂ©ral.
Le Parti Socialiste Guyanais créé en 1956 rĂ©clame, lui, un » statut spĂ©cial pour la Guyane « , une adaptation du Statut DĂ©partemental pour plus de pouvoirs aux guyanais ..
Le 1 ° AoĂ»t 1958, nait le « comitĂ© pour l’attribution et l’Ă©tablissement d’un statut spĂ©cial pour la Guyane Française » regroupant: le P.S.G, la S.F.1.0, l’Union et la RĂ©novation Guyanaise et l’Union RĂ©publicaine de la Guyane, soit l’ensemble des partis politiques de l’Ă©poque plus des personnalitĂ©s. Ce comitĂ© avait le soutien du Conseil GĂ©nĂ©ral et des parlementaires.
En 1959, une autre formation politique est créée par les Ă©tudiants du ComitĂ© d’Action sociale, c’est l’Union du Peuple guyanais. Ils revendiquent l’autonomie.
Le 30 Avril 1960, le P.S.G publie un projet de statut oĂą il est Ă©crit » le gouvernement donne Ă la Guyane le droit Ă l’autodĂ©termination, ce choix s’effectuerait entre le statu quo et une CollectivitĂ© territoriale Nouvelle appelĂ©e » RĂ©gion Guyanaise » …. » la RĂ©gion jouit de l’autonomie monĂ©taire …. le commissaire de la RĂ©publique (reprĂ©sentant de l’Ă©tat français) est. remplacĂ© en cas de motion de dĂ©fiance votĂ©e par l’AssemblĂ©e RĂ©gionale » .
MĂŞme les mouvements de » droite » proposaient eux aussi des amĂ©nagements importants au statut dĂ©partemental: en 1965, Paul RULLlER, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de L’U.N.R propose aux i Guyanais un statut oĂą il insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’un pouvoir .• exĂ©cutif et d’un pouvoir lĂ©gislatif propre au DĂ©partement de la Guyane.
La première manifestation politique pour un changement de statut est organisĂ©e le 12 Mars 1961 par l’U.P.G et le P.S.G . Les manifestants dĂ©posent Ă la prĂ©fecture un mĂ©morandum adressĂ© au premier ministre.
Un autre mĂ©morandum datĂ© du 29 septembre .1961. rĂ©clame la constitution d’une rĂ©gion guyanaise autonome. Il Ă©tait cosignĂ© par le dĂ©putĂ© CATAYEE, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du P.S.G, LĂ©opold HEDER, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la S.F.1.0, Roland HORTH, le SĂ©nateur UNR, Georges GUERIL, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’U.N.R, Auguste DELANNON, et par le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’Union RĂ©publicaine de la Guyane, Jean HO-YOU-F.~T.
Parallèlement, au niveau gĂ©nĂ©ral des colonies françaises, un colloque est organisĂ© le 10 Avril 1961 Ă Basse-Terre avec, pour la Guyane, la participation du P.S.G et de l’U.P.G. Un congrès est organisĂ© Ă Paris dans la mĂŞme annĂ©e avec les Ă©tudiants et les reprĂ©sentants de Partis. L’U.E.G (Union des Etudiants guyanais) et l’U.P.G y assistent pour la Guyane. Ces deux manifestations internationales revendiquent l’autonomie dans le cadre de la RĂ©publique Française.
Le 14 Juin 1962, une manifestation est organisĂ©e contre l’installation de la LĂ©gion en Guyane. C’est le Front DĂ©mocratique qui prend l’initiative. Il est composĂ© de partis ( P.S.G, U.P.G, S.F.1.0) et de syndicats ( dont l’U.D-C.G.T qui deviendra en 1967 l’U.T.G) . Ces organisations sont connues pour leur positions politiques visant Ă la ResponsabilitĂ© Guyanaise. La rĂ©pression s’abat, il y a des blessĂ©s, des interpellations et condamnations de manifestants. Le 22 Juin 1962 une grève gĂ©nĂ©rale est lancĂ©e par
le Front.
A partir des annĂ©es 1970, la revendication d’indĂ©pendance de la Guyane est pronĂ©e par plusieurs organisations : le Fo Nou LibĂ©rĂ© LaGwiyan (F.N.L.G), le Mouvement Guyanais de DĂ©colonisation (MOGUYDE), l’UnitĂ© Guyanaise, le Parti pour la LibĂ©ration Coloniale de la Guyane Française) ainsi que d’autres groupes ou organisations tels que l’U.E.G en 1971- et l’U.T.G en 1973, soit une dizaine au total. La presse anticolonialiste abonde, on recense 14 publications pĂ©riodiques ainsi que des ComitĂ©s et cercles de rĂ©flexion ou d’action: Le ComitĂ© des Sages, le Cercle Marxiste etc …
Les manifestations sont plus nombreuses et la rĂ©pression plus forte. En 1970, l’U.T.G lance une grève gĂ©nĂ©rale pour soutenir les Ă©lus de Gauche. Puis, en 1971, une autre grève gĂ©nĂ©rale en Janvier pour mobiliser le peuple afin de prĂ©parer une nĂ©gociation avec le Gouvernement Français en vue d’accĂ©der Ă l’autonomie.
En Novembre 1971, c’est une grève gĂ©nĂ©rale des ouvriers du S.T.P et activitĂ©s annexes, soit 15 entreprises concernĂ©es, qui commence. Les salariĂ©s rĂ©clament 4 F de l’heure. Les manifestations de rue, occupations d’usine, barricades se multiplient. La rĂ©pression s’abat. Des heurts ont lieu avec les forces de l’ordre colonial. La justice dĂ©cide la garde Ă vue de 4 dirigeants de l’U.T.G dont le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Turenne RADAMONTHE.
En 1972, d’autres projets de statuts sont dĂ©posĂ©s sur les bureaux du gouvernement français. Au cours de cette annĂ©e, le Conseil GĂ©nĂ©ral adopte Ă la majoritĂ© sauf deux voix une » Proposition de loi relative Ă l’organisation de la Guyane « . Ce texte rĂ©clame l’autonomie de la Guyane. Le conseil gĂ©nĂ©ral suggère au gouvernement Français de consulter le peuple Guyanais par rĂ©fĂ©rendum .
Le 2 Juin 1972, le sĂ©nateur de la Guyane, LĂ©opold HEDER, prĂ©sente un amendement qui prĂ©voyait : » Dans un dĂ©lai de 4 mois Ă compter de la promulgation de la prĂ©sente loi, le conseil gĂ©nĂ©ral de chacun des quatre DĂ©partements d’Outre-Mers …. dĂ©libĂ©rera …. sur le point de savoir ….. s’il souhaite que le dĂ©partement soit Ă©rigĂ© en collectivitĂ© territoriale nouvelle conformĂ©ment aux dispositions de l’article 72 de la constitution. Dans ce cas, la loi du 19 mars 1946 et les textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires qui en dĂ©coulent, cessent d’ĂŞtre applicables dans le dĂ©partement intĂ©ressĂ© Ă compter du 10 juillet 1973, sous rĂ©serve que le Conseil gĂ©nĂ©ral adopte un avant-projet de statut d’autonomie interne ou de statut administratif nouveau ….. Ce statut devra comporter notamment une assemblĂ©e Ă©lue au suffrage universel, dotĂ©e du pouvoir lĂ©gislatif local dĂ©signant l’exĂ©cutif du territoire « .
Les sénateurs français ont rejeté cet amendement.
En 1974, un » Front de lutte contre la vie chère » se Forme avec des syndicats (U.T.G, F.O) ainsi que des partis politiques (P.S.G, M.N.G, ComitĂ© Crique Populaire). Le 11 septembre,le ministre des colonies, STIRN, est en visite en Guyane. Des manifestations ont lieu dans Cayenne. Des affrontements avec les force de l’ordre puis des Ă©meutes Ă©clatent. La grève gĂ©nĂ©rale est dĂ©crètĂ©e le 13. Le mois suivant, des militants indĂ©pendantistes sont jugĂ©s : encore des manifestations et Ă©meutes. En DĂ©cembre 1974, le pouvoir colonial frappe: arrestation de treize militants et dĂ©portation de huit d’entre eux Ă la prison en France. C’Ă©tait le fameux prĂ©sumĂ© » complot de NoĂ«l « . Octobre 1974 avait vu la crĂ©ation du MOGUYDE (Mouvement Guyanais de DĂ©colonisation) ; pendant plusieurs annĂ©es, ce parti mobilise une part importante de la population et notamment des jeunes sur la revendication de l’IndĂ©pendance Nationale de la Guyane.
En Juillet -AoĂ»t 1977, la population manifeste contre l’implantation en Guyane de 40 000 Hmongs et 30 000 colons français dans le cadre du » Plan STIRN « . Un « Mayouri » est créé; c’est un rassemblement de plusieurs organisations politiques, de syndicats et de personnalitĂ©s. Cette formule de regroupement sera utilisĂ©e Ă plusieurs reprises Ă l’occasion d’autres problèmes politiques ou sociaux.
En 1979-1980, plusieurs bombes explosent. Quatre militants nationalistes sont arrêtés puis emprisonnés en France.
Deux autres entrent en clandestinité . Ils sont amnistiés un an après.
Parallèlement, en 1981, les parlementaires guyanais prĂ©sentent » une proposition d’un statut particulier pour la Guyane » avec laquelle il s’agit » ….. d’avoir ainsi les Ă©lĂ©ments d’une nĂ©cessaire autonomie de gestion permettant Ă un pouvoir politique local non seulement de prendre la majoritĂ© des dĂ©cisions allant de l’intĂ©rĂŞt de la collectivitĂ© en de multiples domaines mais d’en assurer Ă©galement l’exĂ©cution. » Ce projet retenait l’attention de plusieurs instances guyanaises cependant il ne sera jamais adoptĂ© par les assemblĂ©es françaises. Un peu plus tard, après l’Ă©lection de Mitterand Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique française, c’est le Gouvernement français lui-mĂŞme qui propose une modification dans l’organisation administrative des colonies françaises en prĂ©conisant la fameuse AssemblĂ©e Unique. Après plusieurs allers et retours entre l’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat français, le Conseil constitutionnel de ce pays dĂ©clare le 2 DĂ©cembre 1982 que cette nouvelle proposition est » non conforme Ă la Constitution « . La dĂ©centralisation est donc appliquĂ©e en Guyane comme dans toutes les rĂ©gion Françaises. Assimilation oblige.
Dans le mĂŞme temps, deux hommes politiques du R.P.R local proposent Ă la population de la Guyane » le Manifeste Guyanais « . Ils disent clairement qu’ils ne s’agit pas pour eux de changer de cadre juridique pour la Guyane mais prĂ©conisent des adaptations Ă l’intĂ©rieur du statut dĂ©partemental. Ils insistent par exemple pour qu’en Guyane il y ait un rectorat et une acadĂ©mie, ils reprennent Ă leur compte » très fidèlement » l’article 27 de la loi pour la Corse: « l’AssemblĂ©e de corse, pourra de sa propre initiative, ou saisie par le Premier Ministre adresser Ă celui-ci des propositions de modification et d’adaptation des dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaire en vigueur ou en cours d’Ă©laboration concernant les compĂ©tences, l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble des collectivitĂ©s territoriales de Corse, ainsi que toute proposition relative aux conditions du dĂ©veloppement Ă©conomique, social et culturel de la Corse. Elle peut Ă©galement faire au Premier Ministre toute remarque ou suggestion concernant le fonctionnement des services publics de l’Etat en corse « .
En 1988, un parti politique, L’UnitĂ© Guyanaise, prĂ©conise l’indĂ©pendance et le socialisme.
Le 20 Mai 1989, le Parti National Populaire Guyanais (PNPG) publie un manifeste en rĂ©ponse » Ă la menace créée par la perspective d’intĂ©gration de la Guyane au MarchĂ© unique EuropĂ©en de 1993. Ce Parti demande :
aux autoritĂ©s et Ă l’opinion publique française qu’en prĂ©alable soit reconnu le principe pour le peuple guyanais du Droit Ă l’indĂ©pendance dès lors qu’il aura dĂ©cidĂ© de le rendre effectif et actif.
aux gouvernement europĂ©ens, lesquels n’ont plus aujourd’hui de » possessions coloniales « , d’intervenir auprès du gouvernement français et de lui recommander de mettre en oeuvre un processus et l’adoption de dispositions concrètes et sincères destinĂ©es Ă permettre le libre et sincère exercice du droit Ă l’autodĂ©termination et Ă l’indĂ©pendance.
qu’une fois ces points prĂ©alables acquis, une assemblĂ©e reprĂ©sentative unique, Ă©lue au scrutin proportionnel par la population Guyanaise et dotĂ©e d’un ExĂ©cutif soit mise en place.
demandons qu’un protocole d’accession Ă l’indĂ©pendance soit signĂ©e entre les AutoritĂ©s françaises et l’AssemblĂ©e prĂ©citĂ©e, lequel protocole devra fixer la date et les modalitĂ©s d’accession Ă l’indĂ©pendance,
demandons qu’Ă la date fixĂ©e d’accession Ă l’indĂ©pendance, la Guyane soit considĂ©rĂ©e comme un pays en voie de DĂ©colonisation et que cette situation soit confirmĂ©e et institutionnalisĂ©e en dotant la Guyane dans l’immĂ©diat d’un Statut particulier Ă©laborĂ© par l’assemblĂ©e prĂ©citĂ©e et prĂ©sentĂ© aux AutoritĂ©s françaises.
que ce statut particulier contienne des mesures et des dispositions transfĂ©rant progressivement Ă l’assemblĂ©e prĂ©citĂ©e de larges compĂ©tences dans les domaines financier, Ă©conomique, social, culturel et Ă©ducatif, des relations extĂ©rieures, du maintien de l’ordre et de la sĂ©curitĂ© du territoire et des populations
que la reconnaissance de ce principe de transfert progressif de souverainetĂ© de l’Ă©tat français Ă la collectivitĂ© nouvelle, embryon du futur Etat Guyanais, soit assortie de mesures et dispositions allant dans ce sens et qu’un Ă©chĂ©ancier prĂ©cis soit nĂ©gociĂ© et adoptĂ© ».
En 1992, l’Union pour la DĂ©fense de la Guyane publie aussi ses propositions et au chapitre Il » le Statut » prĂ©cise: » On peut parfaitement le concevoir dans le cadre d’un changement
statutaire    un statut Ă la carte comme le propose le ministre « -
des D.O.M -T.O.M. est Ă notre avis une bonne proposition. Nous pensons que le statut qui sera mis en place devra respecter l’idĂ©e suivante: » un cadre statutaire constitutionnellement dĂ©fini entre l’Ă©tat et notre rĂ©gion. Cadre qui peut ĂŞtre rigide dans un premier temps, extensible dans un deuxième temps et pourquoi pas lâche dans un troisième … »
En 1992, dans le cadre du référendum de Maastricht, les FDG, leMDES, le PNPG, et le PSG signent une déclaration commune dans laquelle chaque parti politique sengage à proposer un projet commun de statut pour la Guyane .
En 1994, les forces DĂ©mocratique Guyanaise Ă©ditent une brochure intitulĂ©e » propositions pour un plan de dĂ©veloppement Ă©conomique de la Guyane » dans laquelle , en premier point elles posent » la nĂ©cessitĂ© de la modification du système politicoÂadministratif de la Guyane. Ce mouvement propose » un Ă©largissement-ces compĂ©tences de la collectivitĂ© rĂ©gionale » et « un renforcement des compĂ©tences communales « . Il insiste sur la dĂ©multiplication des fonctions et des rĂ´les confiĂ©s Ă ces nouveĂĽes entitĂ©s ».
Il conclut sur ce point:
le temps est venu de mettre en place des structures institutionnelles mieux adaptées, plus près des hommes pour satisfaire leur propre développement.
Extrait de la Contribution au débat sur le statut transitoire publiée par le MDES,1996







